« L’Amant Double» : Double ration d’ennui

L’Amant Double,

De François Ozon

Le dernier film de François Ozon, présenté en compétition officielle au Festival de Cannes, fleurait bon le thriller sulfureux et psychologique passionnant, évoquant un De Palma à la française teinté de vertiges Hitchcockien… Résultat des courses : on se serait bien passé de cet exercice de style affecté, tombant dans les pires travers d’un scénario creux et malhabile ne reposant que sur l’efficacité d’un suspens artificiel : maintenir l’intérêt du spectateur en le suspendant à une molle tension dramatique, entièrement subordonnée à un twist final s’avérant en fin de compte plus que décevant et pitoyablement prévisible.

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« Alien Covenant » : autodestruction d’un chef-d’œuvre

Alien Covenant

de Ridley Scott

Alien…

Je crois qu’il n’existe pas un plus grand amour du cinéma que mon adoration envers le mythique, sublime, terrifiant xénomorphe, cette effrayante créature au corps si sexué, sortie de l’imagination du génie Hans Ruedi Giger, incarnation du viol et du matriarcat des plus violents. Enfance, adolescence, aujourd’hui, Alien est mon maître, une adoration du septième art, qui restera à jamais dans mon sanctuaire sacrée des plus grandes sagas de l’Histoire.

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« Get Out » : Humour noir sur fond rouge

 

Get Out,

De Jordan Peele

Inconnu au bataillon (ou presque), Jordan Peele a pourtant vu sa côte de popularité monter en flèche depuis la sortie de sa toute première réalisation, Get Out, désormais sur toutes les lèvres. Derrière ce tour de force, on retrouve aussi Jason Blum, producteur à l’origine de nombreux succès horrifiques de ces dernières années (Insidious, Paranormal Activity, Sinister.)  Mais cette nouvelle perle du cinéma d’épouvante ne joue pas dans la même catégorie, loin de là… Pourquoi Get Out a-t-il suscité tant d’émoi ? Quel est son ingrédient secret ? Il faut dire qu’une comédie grinçante versant dans le film d’horreur politique, cela ne se voit pas non plus tous les jours.

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« Logan » : enfant bâtard ou fils à papa ?

Logan

de James Mangold

Que l’on soit geek, amateur de pop culture, bon public ou tout simplement friand de cinéma de genre, la sortie d’un film de super-héros représente toujours un rendez-vous social et cinéphilique incontournable, faisant couler au passage beaucoup d’encre. Les X-men sur grand écran font les beaux jours de Marvel (devenu une filiale de Disney en 2009) depuis maintenant 17ans… Entre les trilogies, les reboot et les spin-off sur Wolverine (dont des retours dans le temps générant une nouvelle timeline, rien que ça) autant dire qu’on se perd un peu dans cette cosmogonie complexe… Et sans vouloir dénigrer la qualité de la saga X-men aux multiples thématiques et aux enjeux dramatiques tout à fait pertinents, on a parfois le sentiment d’un récit un peu surexploité se jouant sous nos yeux. Le dernier-né, Logan, est-il comme on l’espérait l’enfant bâtard de cette saga super-héroique ou n’est-il qu’un énième fils à papa heureux de perpétuer l’héritage ?

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« Grave » : sexualité cannibale

Grave

de Julia Ducournau

Il est de notoriété publique que la production française n’est pas friande du cinéma de genre, particulièrement pour l’horrifique ou le gore. Si on est habitué à voir des comédies « efficaces » comme la prochaine recette De Chauveron et sa soupe grasse racisto-populiste, la diversité des saveurs artistiques ne figure pas encore au menu du pays du coq. Mais il serait cruel de ne pas repérer les tentatives ; issue de La Fémis (promotion 2008), Julia Ducournau réalise le film d’horreur Grave, en co-production avec la Belgique, obtenant au passage le grand prix de la 24e édition du Festival du film fantastique de Gérardmer.

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« Le cercle – Rings » : voir ce film peut tuer

Le cercle – Rings

de F. Javier Gutiérrez

C’était il y a presque 20 ans. Aujourd’hui, on se rappelle de cette silhouette fantomatique, de cette démarche, de sa longue chevelure humide et de ses yeux tueurs – au sens propre du terme. On a en tête ce corps sortant de la télévision, alliant brillamment une vieille croyance populaire japonaise et les avancées technologiques de notre époque, et tout cela en une seule scène dirigée par Hideo Nakata. Du pure génie qui n’existe que dans la magie du cinéma.

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