Le cinéma de la nostalgie : quand les fans récupèrent les franchises

Le 12 décembre 2015 est sorti Star Wars VII, le Réveil de la Force. J’ai honoré cette petite sortie confidentielle en compagnie de ma maternelle à deux reprises. Je crus qu’une méconnaissance de cette saga mythique allait être un sérieux inconvénient, mais il s’agissait en réalité d’un avantage car c’est ce qui nous a plus ou moins fait apprécié le film.  Néanmoins, nous étions loin d’être les seules – non pas d’avoir vu Star Wars mais d’avoir cet étrange avis – à le considérer comme un bon divertissement prévisible mais sympathique. Une de mes meilleures amies m’affirmait avoir bien aimé l’Épisode VII : « Mais je n’ai pas vu les autres, donc je ne peux pas comparer », alors que les connaisseurs et les amoureux de la saga m’adressaient une profonde déception, voyant le nouveau bébé de J.J Abrams comme une pâle copie de l’Épisode IV.

Et c’est ainsi que je commence à comprendre dans quelle mare Star Wars a plongé. Si les fans de la franchise ont éprouvé le même désarrois que je ressentais au générique de fin de Jurassic World, je ne puis que partager ma sincère compassion. Par les Dieux de l’Olympe, dans quelle époque cinématographique sommes-nous, avec le retour de toutes ces franchises ? Une ère de nostalgie sonne t-il dans les cloches du temple du septième art ou n’y a t-il qu’une crise de la créativité ? Se replonger dans le passé n’est pas synonyme de copiage, si on constate que 99% des histoires ont déjà été racontées, ne diffère que la manière de la traiter. Ressentir ce qui a été des grands succès de cinéma montre que notre époque se soucie particulièrement de rassembler le plus grand nombre à travers le parfum de la nostalgie.

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Le cinéma de blockbuster : un empire culturel mondial

Le 16 décembre 2015, la sortie de Star Wars – Le réveil de la Force de J.J Abrams dans les salles françaises était précédée d’une longue période d’attente s’étalant en plusieurs années. Dans les mondes virtuel et physique, les futurs spectateurs échangeaient les plus brèves informations concernant l’avancement du projet, créant un véritable phénomène social à l’échelle mondial. Divers médias rappelaient la date du Jour J, des journaux traditionnels aux plateformes spécialisées jusqu’au petit paquet de céréales. Les salles, quasi complètes des jours à l’avance, devenaient les lieux de rendez-vous d’un événement planétaire. Bien que son ampleur n’arrive pas si souvent, ce phénomène social, culturel et industriel n’est pas inédit, figurant dans la lignée du cinéma des blockbusters.

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« Les Hauts de Hurlevent » à l’épreuve de l’adaptation

Récemment, je me suis attelée à la lecture d’œuvres majeures, inexplicablement passées entre les mailles de mes filets. Et c’est tout naturellement que je me suis empressée de visionner leurs adaptations. Ont-elles ravi mes yeux ? C’est avec un amer regret que je dois répondre… non, fermement et définitivement non. Ce qui m’a amené à me questionner sur LE geste de l’adaptation cinématographique en général : Pourquoi est-on si souvent déçu ? Vaut-il mieux rester conforme au matériau d’origine, ou s’en émanciper ? Un livre emblématique du 19ème siècle, Les Hauts de Hurlevent de Emily Brontë, ouvrira le bal de notre rubrique « Les mille et une adaptations » pour répondre à cette question déjà féconde de multiples débats et querelles : Au cinéma, faut-il trahir, ou faut il rester fidèle ?

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